Et c’est parti pour 12h30 de vol !
Pour ceux qui vont me rejoindre (ou les autres, qui vont prendre un avion pour Singapour) et qui s’inquiètent de la durée du vol, je vais raconter un peu comment ça s’est passé pour moi. Vous allez voir, c’est pas si terrible.
Je pars avec la compagnie Singapour Airlines.
Ma place 48K est libre, j’ai bien mon hublot, il n’est pas au-dessus de l’aile, tout va bien. Chaque siège a un écran qui doit faire dans les 12 pouces, de très bonne qualité pour regarder des films, jouer à moultes jeux, écouter de la musique… L’avion est loin d’être plein à craquer : il y a une place entre moi et la personne à côté. Tout baigne.
Et là aaarrrggh ! Soudain, c’est le drame : il fallait bien un câble pour Internet. Tant pis pour France-Italie, je me console rapidement avec le petit apéro qui va bien et les cahuètes qui vont avec. En regardant le programme des films proposés, je me dis que je ne risque pas de m’ennuyer. Ce sont surtout des gros blockbusters américains : ça tombe bien je suis bon public. Il y en a une bonne vingtaine. Pas tant que ça en français, par contre.
(Anthony, il va falloir que tu apprennes l’anglais avant de venir !!)
Il y a aussi pleins de films asiatiques non traduits.
Stratégie pour combattre le décalage horaire.
Je n’ai jamais eu à subir un si grand décalage horaire (jet lag en anglais). Donc pour que je m’en remette le plus rapidement possible, j’ai élaboré une stratégie implacable !
Mon avion décolle le soir en France, mais il atterrit en fin d’après-midi à Singapour. Donc l’idéal serait (concentrez-vous bien, c’est là que c’est marrant) de ne pas dormir pendant le vol, pour arriver bien crevé à Singapour et commencer par une bonne nuit de sommeil. Et hop, c’est réglé !
Verdict dans quelques jours…
Séance cinéma
Je choisis d’abord Vantage Point (Angles d’attaque). Il n’est pas en français, mais aller, soyons fou ! Il faut bien que je m’y mette. J’affiche quand même les sous-titres en anglais, sinon je ne vais rien capter.
Vers minuit et demi, c’est l’heure du repas. On a le choix entre deux plats. Ne me demandez pas si c’était bon : je suis assez bon public en ce qui concerne la nourriture d’hôpital ou d’aéroport : en général je trouve ça délicieux… Certains mangent en regardant le film. Je préfère prendre mon temps. Après tout il reste beaucoup d’heures de vol !
J’enchaîne avec « La guerre selon Charlie Wilson » en français. Cédric m’en avait dit du bien. Comme je n’ai pas trouvé le premier film terrible, je me rabats sur une valeur un peu plus sûre.
Sauf que…
J’ai dû mettre en pause à 30mn de la fin du film parce que je n’arrivais plus à suivre. Mon plan anti-jet lag commence déjà à prendre l’eau…
Note pour ceux qui prennent un avion de nuit !
On ne le vois pas parce que les volets des hublots sont fermés, mais en fait, le soleil ne se « lève » pas longtemps après le décollage. En comptant le décalage horaire et le fait qu’on est quand même à 11 000 mètres d’altitude, à vue de nez je dirais qu’après 3 ou 4 heures de vol, il pointait déjà son nez.
D’ailleurs, c’est pour cette raison que les « volets » doivent rester fermés quasiment tout le vol : pour ceux qui veulent dormir tranquille.
Ce qui veut dire que pour les vols de nuit, être prêt à tous les sacrifices pour avoir une place à côté d’un hublot, ça n’a vraiment pas beaucoup d’intérêt. Au décollage, on ne voit que des petites lumières orange. Il n’y a que l’atterrissage qui peut valoir le coup (si le ciel est dégagé). On voit un bout de la Malaisie et de la Thaïlande.
A choisir, il vaut peut-être mieux être côté couloir. Au moins, tu ne dois pas réveiller tout le monde pour te lever. Maintenant que j’en parle, je me rappelle que c’est exactement ce que m’avait conseillé Eric.
Justement, vers 4h du mat’, j’ai une petite envie de me dégourdir les jambes. Pour me lever alors que mon voisin roupille, je tente de lui passer par dessus à la Yamakasi… et j’y arrive ! A part quelques irréductibles, tout le monde dors. Je me marche un peu dans les allées, jusqu’à l’arrière de l’avion, là où il y a un petit espace avec l’accès aux toilettes. On peut ouvrir le hublot (oui enfin, le volet seulement…) sans déranger. Il faisait donc bien jour, et c’était une succession de petites montagnes régulières à perte de vue. Il faudra que je fasse un tour sur maps.google pour voir où c’était.
Ce qui est marrant, c’est de retrouver sa place dans le noir, maintenant ! Finalement je retrouve mon voisin affalé sur son siège. Episode Yamakasi n°2 : ça passe moins bien que la première fois, mais il ne se réveille pas.
Je retourne dormir un peu. C’est vrai, j’ai fait une deuxième petite entorse à mon beau plan anti-décalage. Mais là , dans le noir, fatigué… Pas moyen de résister !
A mon réveil, je termine “La guerre selon…â€. Et c’est l’heure du petit déj’.
Il reste un peu plus de 90mn de vol. Pourtant, je n’ai dû dormir que 3 heures à tout casser. Alors, où sont passées les heures qui manquent ?!
Sur les 12h30 de vol, déjà on ne quitte pas le plancher des vaches tout de suite, le temps d’aller se placer sur la bonne piste de décollage. Le décollage prend un peu de temps, donc pas moyen de rien faire. Tu discutes un peu avec ton voisin, tu lis le programmes des films, les différents choix de menus… Et ils te distribuent enfin les casques. Alors tu passes un peu de temps à regarder tout ce qu’ils proposent. Ensuite, entre les films, les pauses repas, et les moments où tu ne fais rien de spécial… Voilà ! Il ne reste que 90mn de vol !
Etant donné que je suis un peu dans le coltard, sans trop réfléchir, je lance le film le plus court que je trouve : Coverfield.
Si j’avais réfléchis un peu, j’aurais plutôt joué à “Qui veut gagner des millions†ou un autre super jeu à dispo. Mais non : à aucun moment je ne me suis dit qu’ils allaient nous reprendre les casques largement avant l’heure de l’atterrissage…
J’ai tout juste eu le temps de regarder la dernière demi-heure du film en accéléré (à coup de sauts de 30 secondes…) avant que l’hôtesse n’atteigne notre rangée.
Bilan des 12h30 de vol
Je ne sais pas pour les vols qui ne se font pas de nuit, mais là , au final, ça passe très vite.
On a vraiment pas le temps de s’ennuyer.
lieut à dit :
Le 27/06/2008 à 15:11Salut,
Si je ne me trompe pas, les petites montagnes régulières que tu as vues de l’avion sont les « Chocolate Hills » situées sur l’ile de Bohol dans les Philippines.
A+
Bonob à dit :
Le 28/06/2008 à 6:56Salut !
Merci de m’aider à percer ce mystère. C’est vrai que dans l’idée, ça pourrait ressembler, mais je ne suis pas passé au-dessus des philippines (c’était pendant le vol Paris-Singapour).
Vu l’heure qu’il était, à la louche, ça doit plutôt être entre le Turkménistan et l’Inde.
Mais je vais creuser la question sur google earth !
Merci !
soeurette à dit :
Le 28/06/2008 à 12:24On ne te donnera nos impressions début février !!
Mais nous, ça sera en pleine journée … donc les « volets » seront bien ouverts.
Bisous d’amour frérot.
Bonob à dit :
Le 28/06/2008 à 15:43Alors pour vous, la stratégie sera encore plus simple : si vous ne dormez pas dans l’avion, vous allez avoir une longue, très longue journée !! Du coup la nuit suivante, vous allez roupiller comme des bébés !