Quand on veut aller en Australie, il y a une étape obligée : c’est l’escale. Il y a l’embarras du choix selon les compagnies : Hong-Kong, Dubaïe, Kuala Lumpur… Pour moi ce sera Singapour.
Je n’ai pas vraiment choisi, c’est plutôt le prix du billet qui a choisit pour moi ! Il se trouve que le billet le moins cher pour aller à Perth, c’était avec Singapore Airlines.
Quitte à faire une escale, autant en profiter pour visiter. J’aurais donc deux nuits, et une journée entière à consacrer à Singapour. Si ça me botte, et selon le temps qu’il me reste, je pourrais faire une escale plus longue au retour. Voire faire un tour en Malaisie j’ai le temps.
Présentation (rapide) :
Singapour est soit une énorme ville, soit un tout petit pays, au choix. C’est un bout de terre qui s’est séparé de la Malaisie (autrement dit, une île).
682m² urbanisé
40km d’est en ouest, 18km du nord au sud.
Il n’y a pas de saison ici : il fait toujours dans les 30°C ! Pratique pour partir en vacances. D’un autre côté, la majeure partie des voyageurs sont là en escale, et passent donc par :
L’aéroport :
Ultra-moderne. Internet gratuit. Pas moyen de se tromper de chemin : tout est indiqué très clairement, en anglais. Dans les autres aéroports que je connais, c’est en général assez cher d’en partir pour rejoindre la ville la plus proche. Là , il suffit de prendre le métro. Le ticket, c’est une carte en plastique. Ensuite tu as quelques jours pour rendre la carte, et récupérer 1$. Pas bête, ça évite de gâcher du papier. Et ça coûte moins de 2$ de rejoindre le centre ville (moins de 1€).
La monnaie :
La monnaie locale est le dollar (SGD). En faisant le change à l’aéroport, ça m’est revenu à 2,11$ pour 1€. Pas compliqué, donc : il suffit de diviser les prix par deux pour avoir une idée des prix.
Où loger :
J’avais recherché un hôte par l’intermédiaire du site couchsurfing.com, mais pas moyen de trouver. Par contre, Eric (Froggy) m’a mis en relation avec Min, une singapourienne qui voulait bien me faire visiter la ville.
Sinon, un bon moyen de se loger est de réserver un backpacker (auberge de jeunesse). Sur google, tapez backpacker Singapore, et vous aurez l’embarras du choix. Le mieux est d’en trouver le long de la ligne EW (verte) de métro. Elle s’appelle EW parce que c’est celle qui coupe le « pays » d’est en ouest (East-West). C’est le mieux, parce que cette ligne va de l’aéroport au centre ville.
Min m’avait conseillé le Bungis Backpacker, mais dans celui-ci, ce n’est pas possible de réserver moins de 48 heures avant. Comme je m’y suis pris la veille… Tant pis pour eux ! J’ai choisi au hasard le City Backpacker, un peu plus loin du centre. Il y a des restos juste à côté. Il faut prendre le métro pour aller au centre ville. Vu le prix du métro, ce n’est pas la fin du monde. Par contre, ils fonctionnent seulement de 6:00am à 11:50pm.
Premières impressions de Singapour
La première chose qui frappe, c’est la chaleur (27°C), et surtout l’humidité ambiante : ça fait un peu le même effet que de respirer dans un hammam.
Une fois débarqué de l’avion, ce n’est pas bien compliqué : il suffit de suivre les indications.
Je fais la queue pour montrer mon joli passeport. La tête un peu dans le sac quand même. Le vol a duré longtemps, c’était de nuit, mais ce n’est pas évident de dormir à point fermé dans un avion.
A un moment, j’ai dû avoir une seconde de lucidité, parce qu’après plusieurs minutes d’attente, je me rends compte que les gens autour de moi ont tous un papier dans les mains, en plus de leur passeport.
Je me retourne, et je vois pleins de gens sur les côtés, en train de remplir un truc. Ok, le formulaire d’immigration. J’ai vaguement entendu la vois au micro en parler dans l’avion, mais j’étais occupé à regarder en accéléré la fin de mon film…
Bon, je sors de la file et je vais remplir le bout de papier qui précise bien que je ne suis jamais venu ici sous une autre identité (si je l’avais fait, vous pensez bien que je l’aurais crié sur tous les toits…), que je n’ai pas une maladie incurable et extrêmement contagieuse, etc. Et hop : je me retrouve dans les derniers de la file d’attente.
La bonne nouvelle, c’est que du coup, ma valise était gentiment en train de m’attendre.
Et maintenant, je fais quoi ? Je suis dans un nouveau pays, je ne connais personne. Comme je suis un as de la préparation, je n’ai pas l’adresse du backpacker où je vais dormir ce soir… Heureusement, il y a une borne internet gratuite. Je trouve l’arrêt de métro le plus proche. C’est parti.
Le métro est très long, et vraiment très large. Pour vous donner une idée, je pense que deux personnes de ma taille peuvent s’allonger tranquillement dans le sens de la largeur. Une voix limpide donne le nom des stations dans un anglais très compréhensible, et ajoute à chaque fois de bien faire attention « at the door gap ».
Arrivé au Backpacker, il faut que j’appelle Min, la couchsurfeuse qui a gentiment proposé de me faire visiter je verrais demain. Une fois devant le téléphone public, première chose : combien ça peut coûter d’appeler un portable ? Déjà qu’en France, je n’en sais rien, alors là … Bon, je met des pièces pour voir. Deuxième chose : je vais appeler quelqu’un que je ne connais pas. Je suis un p’tit nouveau du couchsurfing, je vais sûrement m’y faire ! Mais ça fait quand même bizarre.
Finalement c’est bon. J’arrive à peu près à me faire comprendre et on se donne rendez-vous à 10h00.
Dans ma chambre de 4 personnes, il y a une anglaise qui revient tout juste de Perth (le monde est petit). Je lui demande comment elle a trouvé le Western Australia. Elle me dit juste qu’en gros, il n’y a pas grand chose à voir. Et pour aller ce peu de choses, il faut conduire, conduire, et encore conduire. Bon, je vois bien que les grands espaces, c’est pas son truc, apparemment. Mais c’est la première fois que je discute réellement (plus de 3mn) en anglais depuis mon arrivée. A part un gros manque de vocabulaire, j’arrive à peu près à me débrouiller. En tout cas à me faire comprendre. Je suis plutôt content
. Pour les comprendre, c’est plus facile. Quand ils commencent à parler avec un accent à couper aux couteaux et 90% des mots que je ne connais pas, je leur dis tranquillement que mon anglais est totalement pourris. Alors à chaque fois, ils me disent : « Oh nnnoooooo, it’s not tttooooo baaaadddd », et ils se mettent à parler comme à un gamin de 2 ans, lentement et avec des mots simple. Parfait pour l’instant, je m’en contente ! J’espère quand même que je pourrais bientôt passer en CP…
Pour ce soir, j’hésitais entre faire un tour en ville ou rester dans le coin. Finalement, vu l’heure du dernier métro, partir maintenant ne vaut pas le coup. Et mine de rien, mon plan « décalage-horaire » n’est peut-être pas si mauvais, parce qu’il a beau n’est que 16h en France, j’irais bien faire une longue, longue sieste !
La dernière étape avant d’aller se coucher sera donc : trouver un endroit ou manger. Sinon je vais être réveillé en pleine nuit par mon estomac. Il n’aime pas trop qu’on l’oublie, celui-là .
Ça tombe bien, il y a un paquet de restaurants juste à côté. Restaurant, c’est peut-être un grand mot. Je choisis un petit boui-boui qui fait épicerie et snack à la fois. Ça à l’air pas mal. Par contre cette fois, je ne capte pas grand chose à ce qu’ils disent. Eux me comprennent, apparemment, c’est déjà ça ! Je n’ai pas si faim que ça, donc pour simplifier, je prends la même chose que le gars qui passe avant moi : une sorte de pain-galette fourré au fromage et une soupe. Bon, mais un poil épicée, la soupe… J’en pleurais !
Une fois le tout avalé, je retourne au backpacker me coucher. Il est minuit ici, autant profiter d’être fatigué pour prendre le rythme !
Bonne nuit !
Toothbrush Nomads à dit :
Le 29/06/2008 à 23:53Toujours a baffer les gens qui te disent qu’un etat entier est vide… je n’ai pas d’experience personnelle du WA encore, mais j’ai deja vu des gens dire la meme chose de la cote est. Moi pas d’accord =D En general, ce sont des backpackers qui voyagent seulement en tours organises & co, leur idee de l’est c’est 2j Fraser Island, 3j Whitsundays, 1j Barriere de Corail, 2j Cape Tribulation et hop, ca te resume tout un continent. Et ils croient qu’entre ces destination, c’est le trou noir…..
Bonob à dit :
Le 30/06/2008 à 4:30Yep !
De toute façon, vu le nombre de personnes qui hallucinent quand je leur dis le parcours que je veux faire… En gros, en général les gens s’arrêtent aux brochures qu’on peut trouver dans n’importe quel centre d’information pour touristes… C’est-à -dire : plage, îles paradisiaques, plongée & Co.
Ça doit sûrement être très bien, et je ne vais pas m’en priver ! Mais je ne suis pas venu jusqu’en Australie pour faire bronzette ! Sinon, je serais partis 15 jours aux canaris, et basta. Moi je veux me faire une petite traversée du bush, découvrir un peu la nature, goûter du vin de pays chez le producteur… En clair, il me faut une voiture… (C’est bien le problème pour l’instant).