10 janvier : Sydney
Bon, j’ai encore un paquet de retard sur les articles, alors c’est décidé : terminé les articles à rallonge… Je vais tenter de faire court, pour une fois ! Oui, bon, j’ai un paquet de trucs à raconter quand même. Ces 10 derniers jours ont été plutôt bien remplis, et comme vous le savez, je suis déjà à Melbourne, à l’heure où j’écris ces lignes !
Je suis arrivé à Sydney vendredi soir (le 10 janvier), après avoir enfilé les quelques 1000 bornes qui séparent les deux villes en 24 heures. Un peu sur les rotules, je dois dire. Mais mon arrivée a été grandiose : je suis arrivé par un pont dont je ne connais pas le nom, mais qui me donnait une vue sur la ville, entre les filins qui maintienne le pont debout. Pas de photos, malheureusement…
Ce n’est pas le célèbre Harbour Bridge que vous pouvez voir partout en photo, mais c’était magique. Mais à part cette entrée fracassante, la première chose qui m’a frappé, dans la ville la plus connue d’Australie, ce sont les vieux bâtiments tout crades. C’est tout con, mais ça apporte une certaine âme à la ville, une histoire. C’est peut-être ce qui manquait aux autres ville d’Australie. Se promener dans les rues de Sydney, c’est un peu comme se balader à Paris. Je sais que jamais je n’aurais envie d’habiter dans une ville comme ça, mais en touriste, pour quelques heures, c’est plutôt agréable. Il y a moyen d’en prendre plein la vue.
Mais il s’agit de ne pas se laisser abattre. J’ai mis une bonne demi-heure à tourner dans les rues du centre ville pour trouver une place où garer Janis. Les places sont hors de prix, mais à partir de 19h30, c’est gratuit pour la nuit, donc même si je ne sais pas où je vais dormir et où j’irais demain, pour l’instant je suis pénard jusqu’au petit matin. Mais j’aurais bien le temps de réfléchir à la question plus tard. Dans un premier temps, un vidage de godet dans un des rades de « Sin City », le petit nom affectueux que les gens du coin lui donnent, d’après le Lonely Planet. Et une nouvelle fois, les choses se sont goupillées pile-poil. Parce que je ne serais pas seul à le boire, ce verre.
Pas longtemps avant mon départ de Brisbane, j’ai reçu un mail de Magali. Il y a une éternité, alors qu’elle préparait son voyage en Australie, elle m’avait posé quelques questions par mail, sur le forum « australie-australia ». Depuis, elle a régulièrement suivi mes aventures sur ce blog. C’est comme ça qu’elle a su qu’on serait à Sydney à peu près dans les mêmes eaux, et m’a proposé de se voir là-bas. Étrange rencontre, puisqu’elle connait pas mal de choses sur moi par l’intermédiaire du blog, et de mon côté, je connais juste son prénom.
Pour faire rapide sur la suite de la soirée, après un premier verre dans un bar du centre ville, Mag m’a proposé d’aller faire un tour à l’appart de quatre gars qu’elle avait rencontré deux jours plus tôt. Ils faisaient une grosse soirée pour « fêter » le retour au pays d’un des collocs. La soirée était excellente. J’y ai fait la connaissance de deux espagnols qui ont largement contribué à remonter l’image que je me fais de l’Espagne.
Et il se trouve qu’ils habitaient un peu à l’écart de la ville, dans un quartier ou on peut se garer gratuitement le week-end. C’est dans le quartier aborigène de Sydney, censé être le coin le plus « dangereux » d’Australie. Je peux vous dire que si c’est le cas, alors l’Australie est vraiment un pays sûr !
11 janvier : Visite guidée
Mag n’avait rien de mieux à faire ce week-end, alors comme elle connaissait un peu la ville, elle m’a proposé une petit visite guidée. En quelques heures, on avait fait le tour des « choses à voir » : le Darling Harbour, le Harbour Bridge, l’Opera sous toutes ses coutures, l’observatoire, le Ferry vers Manly Beach… Pleins de photos, et emballé, c’était pesé.
J’en ai profité pour prendre mon premier coup de soleil depuis mon arrivée. Tant qu’à faire, pour une première, je ne me suis pas raté. Le matin, il ne faisait pas beau, alors je n’ai pas pensé à prendre ni chapeau, ni crème solaire. Alors avec le peu de cheveux que j’ai sur le caillou… Rassurez-vous, rien de bien grave. Il me fallait ça pour me rappeler qu’en Australie, il faut faire bien gaffe avec ça.
First Night Festival
En début d’année, à Sydney, il y a le Summer Festival. Pendant un mois, il y a moultes concerts et festivités dans toute la ville. C’est une sorte de grosse fête de la musique, quoi. Il se trouve que pour bien commencer le bouzin, ils démarrent en fanfare, avec une première nuit totalement gratuite : la « First night Festival ». Et comme de par hasard, alors que même la veille, je n’avais jamais entendu parlé de ce festival, il se trouve que cette nuit de folie avait lieu aujourd’hui même. Sur 11 différents sites disséminés dans tout le centre ville, des concerts, de la danse, des exhibitions, et surtout, des gens partout dans les rues. Les organisateurs parlaient de quelques 250 000 personnes ce premier soir, de quoi découvrir Sydney sous son meilleur profil !
On s’est baladé de scène en scène, jusqu’à ce que je récupère le programme et que je me rende compte que les petits français du groupe « Java » était à l’affiche ! Incroyable que j’arrive à les voir en concert à l’autre bout du monde alors que je ne les ai jamais vu en France !
Pour ceux qui ne connaissent pas, Java, c’est un peu du hip-hop franchouillard, avec béret et accordéon et ils sont plutôt connu en France. On aime ou pas, mais en concert, c’est toujours du grand art, et souvent du n’importe quoi. Ils ont des tronches, les mecs. L’accordéoniste à un faux air de Joey star, et le bassiste… Je vous laisse découvrir les photos ! En tout cas, c’était bien sûr un grand rassemblement de français autour de la scène. Alors forcément, c’était comme qui dirait un beau bordel.
A un moment, ils ont voulu apprendre la valse au public anglo-saxon. Ils ont demandé aux français de donner l’exemple, le chanteur a alors invité quelques personnes sur la scène, pour rigoler. Sauf qu’un français bourré n’est jamais très discipliné… Un paquet de monde s’est mis à monter sur scène en même temps. En moins de deux, c’était plein à craquer. Les gens marchaient sur le matos, c’était incontrôlable. Et forcément, plus moyen de les faire partir… Le chanteur a tenté de calmer le jeu, mais il était dépassé, le pauvre. Il a fini par dire en se marrant : « Maintenant au moins, vous voyez pourquoi c’est toujours le bordel en France… ». Ce qui a fait marré tout le monde. La sécurité s’en est mêlé, ça a duré un moment, ils ont engueulé le chanteur en lui disant de plus recommencer, mais il s’en foutait royalement. Le calme est plus ou moins revenu, le concert à repris. En tout cas, je ne sais pas si les australiens ont apprécié, vu qu’ils chantaient en français, mais nous s’est bien marré tout du long ! Bon moment !!
Après ça, on a rejoint les espagnols de la veille pour la suite de la soirée. Ils m’ont hébergé pour la nuit. Ce n’est pas impossible que je les recroise en Tasmanie, puisqu’on y sera au même moment. Pour la suite du voyage, Mag n’avait pas vraiment de plan, à part retrouver une copine (Faustine) à Melbourne une dizaine de jours plus tard. Je lui ai donc proposé d’embarquer dans Janis pour un petit road-trip Sydney-Melbourne.
Au final, je n’aurais pas passé plus de deux jours à Sydney. J’aurais eu le temps de caser une visite guidée de la ville, une grosse soirée, un paquet de concerts, une petite sieste à la plage, des rencontres sympa… Il y a sûrement beaucoup plus à voir, mais de toute façon, il y aura toujours plus à voir partout. Ça reste une ville, et j’en verrais d’autres. On avait un road-trip à boucler !! On a pris la route en direction de Melbourne, en passant par les Blue Mountains, les Jenolan Caves, Canberra et la côte sud.
Et voilà, encore un article que je voulais faire court et qui fait des kilomètres…
Bon, je vous laisse, j’ai des frenchies à aller encourager !!



















