Sur les flots
05/07/2009 11:07   Print This Post

Battambang

Arrivé a destination, direction le consulat. Un monsieur tout sympa me propose de m’assoir dans un petit canap’, m’offre un verre d’eau, et s’assoit face a moi, me demande comment ça va, ce que je fait dans le coin, pour combien de temps je suis ici… Je commençais a me dire que je m’étais peut-être planté d’adresse, mais non : après cette petite introduction, il me demande quel bon vent m’amène. Je lui dis que ca seraqit au poil s’il pouvait m’obtenir un visa vietnamien de 30 jours. Il parait embêté. Il commence a me poser d’autres questions un peu plus précises et bizarres, du genre quel est l’objet de mon voyage, combien de temps je vais rester, et il commence a tenter de me « vendre » le visa 15 jours. Je l’arrête tout de suite, en insistant sur le fait que c’est bien un mois que je vais rester au Vietnam. La dessus, il m’explique que si je voulais le visa 15 jours, il me le faisait illico, sans aucun problème. En 3mn l’affaire serait bouclée. En revanche, il n’a pas l’autorité suffisante pour le visa 30 jours. Il doit envoyer le tout au Vietnam, et ça prendra minimum 3 jours ouvrés. Manque de bol, on est vendredi, veille du week-end. Passer 5 jours a Battambang, ce n’est pas vraiment dans mes priorités. La ville n’est pas non plus sur mon chemin de retour. J’ai remercié le gentil monsieur vietnamien, qui m’a cordialement raccompagné a la porte blindée et félicité au passage pour la qualité de mon anglais (pour un français). Ne sachant pas trop si je devais accepter le compliment ou m’insurger devant l’affront qu’il faisait a la nation du fromage qui pu toute entière, je lui ai répondu en rigolant que le sien n’était pas trop mal non plus. :D
 
J’ai réservé illico un bateau pour le lendemain, direction Siem Reap. Un portugais rencontré a Hampi m’avait assuré que la traversée valait le déplacement. Je serais donc passé par la, même sans l’histoire du visa. Et effectivement, ça méritait largement un petit détour. Voila quelques photos de la traversée en bateau et des villages flottants.
 

 
Siem-Reap, point d’entrée vers les incontournables et ultra-touristiques ruines d’Angkor. Venir au Cambodge sans passer par Angkor, c’est comme, je ne sais pas… Par exemple prendre le train entre Delhi et Varanasi en Inde, sans s’arrêter a Agra pour admirer le Taj Mahal. Oups…
Cette fois, donc, j’ai craqué : j’irais voir de quoi il retourne. Je n’ai toujours pas mon visa vietnamien, mais ça ne me titille pas plus que ça. Je ferais ça a mon retour a Phnom Penh.
 
 

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