L’été à Tariat, ça caille.
20/08/2009 01:08   Print This Post

Jésus, notre sauveur

Tsetserleg a repris vit après ce dimanche tout mort. On dirait bien que la chance a tournée : Sylvain a pu retirer de l’argent avec sa mastercard. Dans le doute, j’ai retenté ma chance avec la mienne, mais cette fois au guichet, histoire de ne pas me la faire bouffer une troisième fois. C’est passé aussi. Finalement ma visa est donc revenue a la vie et j’ai envoyé un mail incendiaire a ma banque pour des clous. Mais dans la catégorie « gros coup de bol », j’ai encore mieux : lundi matin, on est parti sans trop se faire d’illusions en quête d’un moyen de transport pour rejoindre le “lac blanc”, a mi-chemin de notre destination finale. On est directement tombé sur un groupe de quatre potes mongoles dans les 35-40 ans, qui se faisaient un arrêt pipi et emplettes a Tsetserleg avant de reprendre la route vers le lac. Ils nous ont pris en stop a un tarif défiant toute concurrence. Pour eux, c’était juste du bonus, et ils avaient pile poil trois places de libre. Et cerise sur le gâteau qui montre que définitivement, notre derrière est redevenu bordé de nouilles : ils parlaient anglais ! De quoi passer les six prochaines heures en bonne compagnie.
 
Il se trouve que ces gais lurons étaient des prêcheurs de la bonne parole et nous ont donc demandés ou on en était coté bondieuseries, tout ça. J’ai laissé Aurore et Sylvain se démerder avec les explications, parce que la dernière fois que je l’ai ouvert a ce sujet, j’ai eu le droit a un joli discours de propagande, pendant trente bonnes minutes, me ventant les mérites de Jésus (notre sauveur). J’avais beau lui expliquer que je n’avais pas besoin d’être sauvé, pas moyen de m’en défaire. Cette fois, ils ont négocié l’affaire comme des chefs, parce que les boyz ne nous ont plus reparlé de ça après. En fait, ils ne nous ont plus vraiment parlé du tout… Mais au moins, ils ne nous ont pas laissé sur le bord de la route.
 

Tariat & the White Lake

Une fois a Tariat, a coté du White Lake, il a fallu qu’on se rende a l’évidence : pour rejoindre le nord du pays, ça allait être très long, plutôt difficile, et dans tous les cas hors de prix. Le mieux qu’on ait pu trouver, c’était déjà à 350 000 tugricks (175 euros) pour deux jours de voyages. Ils nous ont expliqué qu’il fallait passer par les montagnes et que le temps n’était pas terrible, donc la route encore moins. Déjà que quand la route est bonne, on flippe a chaque virage… Finalement, on s’est dit qu’ici on était pas si mal. Au lieu de perdre du temps à galérer pour rejoindre l’autre bout du pays, nous avons planté les tentes a Tariat. On va y rester jusqu’à ce qu’il faille retourner a Oulan Bator pour prendre l’avion vers la France (il fallait bien que ça arrive un jour). En attendant, on a largement de quoi s’occuper dans le coin. D’ailleurs, on avait prévu une petite virée a cheval de trois jours autour du lac. Les bourrins, ici, ils sont laissés en liberté en attendant que quelqu’un ait envie de les monter. Le proprio devait aller les récupérer ce matin dans la pampa mongole, mais il a mis un peu plus de temps que prévu, parce qu’ils s’étaient barrés en haut d’une montagne la ou l’herbe est plus fraiche. Les aléas de la vie au grand air. On a repoussé le départ a demain matin. Une petite journée de plus a rien faire, ça rentre parfaitement dans notre planning surchargé. Par exemple, Sylvain est parti braver le froid pour nous pécher le repas de ce soir. Aurore doit être en train de se balader dans les environs, tentant de trouver un coin tranquille, pour pallier au manque de Jacob Delafon. De mon coté, je passe un moment pénard dans une Gers. Je me les suis sévèrement pelé toute la nuit. Dormir en tente quand il fait pas plus de trois degrés dehors, c’est bien. Avec le matos adéquat, c’est mieux. Alors en attendant le dégel, que voulez-vous, il faut bien que je m’occupe. Entre deux chapitres de mon bouquin, une tasse de kawa, une sieste bien méritée après tant de labeur, je prend le temps d’écrire un ou deux petits articles au coin du poêle.
 
Attention : Si l’unique connexion 56K du village decide de fonctionner, cette fois, je vous annonce quelques articles sans intérêts et sans illustrations a venir dans les prochains jours… A moins que Mr Bioux ne se décide (enfin) a sortir sa plus belle plume pour vous causer chinois.
 

2 réponses pour “L’été à Tariat, ça caille.”

  1. bioux à dit :

    Le 20/08/2009 à 21:43

    Ca vient, ca vient, les articles… Ce qu’il y a c’est que comme je bosse avec Jéjé qui passe de temps en temps sur le site, je me garde la redac pour les wend pour pas qu’il croie qu’ibp paie b&d qui me paye a faire des articles sur un blog qu’est meme pas le mien. Et pis comme avant tu postais et que tu postes encore, je me suis dit ya pas le feu au white lake, quoi…

  2. robbie à dit :

    Le 21/08/2009 à 16:54

    Qui a dit que plus personne n’avait de conscience professionnelle…
    Par contre en langage Bioux çà veut dire : « Qu’est ce qu’il me fait chier avec ces articles à la con, çà fait des plombes que je suis rentrer en France et je préfère faire du PHP. »


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